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Grand Café Citoyen de Tanger

"Quel rôle de la société civile dans la citoyenneté?"

La citoyenneté par la culture :

Selon Philippe Lorrain, fondateur du Tanjazz, on ne nait pas citoyen, mais on le devient. C’est la crispation de notre monde qui nous pousse à repenser les choses, repenser notre rôle et partager nos convictions et notre culture.

Son expérience tangéroise a connu des débuts difficiles, et la crispation culturelle des tangérois couplée au manque d’activité artistique ont façonné son engagement citoyen par la culture. Le festival de théâtre de Tanger puis le festival Tanjazz furent sa façon de partager son amour de la culture avec les habitants de la ville et son engagement pour un meilleur vivre ensemble pour les tangérois.

 

L’action RSE au service de la citoyenneté :

Najlae Diouri, directrice du port TangerMed, insiste sur le fait que la société civile est une réponse au délitement des valeurs dans notre société, les valeurs qui sont le socle de la conscience citoyenne. La dominance d’une apathie citoyenne au Maroc démontre la nécessité d’œuvrer en permanence pour la construction d’une citoyenneté active, une construction qui passe par l’éducation, mais aussi par la société civile.

D’où la nécessité pour les entreprises de soutenir les associations dont l’élan de départ est puissant mais qui s’essoufflent rapidement. TangerMed est un exemple de synergie entre l’entreprise et la société civile, avec une action perpétuelle qui se focalise sur l’éducation, l’environnement et le sport.

 

Mise en lumière d’actions citoyennes :

Mme Mounira Bouzidi Alami qui a donné l’exemple de son engagement citoyen dont le but est de créer une solidarité sociale entre les différentes composantes de la société tangéroise. Engagement qui a commencé dès les années de plomb, et qui a abouti à la création de plusieurs associations très actives à Tanger.

Mme Ghizlane Mamouri, professeur à l’ENCG, a tenu a féliciter l’engagement citoyen et l’effort colossal entrepris par Mme Bouzidi Alami dans le cadre de ses actions associatives, et en a profité pour rappeler l’importance de la mise en lumière des initiatives citoyennes afin d’insuffler de l’inspiration et de la motivation par le haut, plutôt que de rappeler en permanence les maux dont souffre le Maroc.

 

Les jeunes et la citoyenneté :

Mohamed Said Bouzerouata, président du JCI Tanger, mouvement associatif international pour les 18-40 ans, focalise son action sur l’éveil citoyen des jeunes. Pour lui, la citoyenneté s’apprend par l’action et par le partage des valeurs. C’est à travers des incubateurs citoyens comme la JCI que les jeunes seront initiés, formés et mobilisés pour porter des projets de développement et agir pour le bien-être de leur communauté.  Le débat a été riche par un partage d’expériences, de questionnements sur l’avenir et l’évolution des mouvements associatifs et les craintes d’apathie citoyenne qui menace notre société. Parmi ces expériences on peut citer :

Mlle Yousra, jeune étudiante, nous a fait part des entraves qu’elle rencontre dans sa démarche de recherche de stage à cause de l’inadéquation entre la formation et les besoins du marché de l’emploi, la porosité inexistante entre l’entreprise et l’école, et surtout le manque d’opportunités pour les jeunes d’origines modestes qui souffrent de la prévalence du piston dans les offres d’emplois ou même de stage.

Mlle Temsamani, étudiante en fin de cursus, a une vision différente de Yousra et  nous a raconté son expérience dans son club universitaire de théâtre et  du rôle que peux jouer l’engagement citoyen dans la constitution d’un réseau qui peut palier au manque de passerelles entre l’école et l’entreprise.

Mlle El Hatib, qui dirige le Career center de Tanger, un centre d’aide qui permet aux jeunes d’améliorer leur employabilité et de développer leurs soft skills, a invité les étudiantes et étudiants à développer leur réseau et ne pas confondre recommandation et piston. Pour elles, les recruteurs vont toujours favoriser un profil qui a une expérience associative à celui qui n’a qu’une expérience académique.

M. Abdellah Chichi, nous a résumé sa vision de la citoyenneté par le conte du colibri, où chacun cherche à faire sa part et à agir pour le bien de sa communauté. Mais cette action nécessite d’abord une confiance entre les institutions et les citoyens et une volonté de co-construction.

M. Ahmed Mrabet Salmi, nous a démontré par l’exemple de son école (Hjar Nhal, Asilah) que la volonté citoyenne peut changer la triste réalité de nos écoles et qu’il suffit de prendre des initiatives et de croire en sa vision.

Mohamed Amine Faiz